Accueil » Nouveautés

Nouveautés et enjeux

Posted Posté par admin dans Nouveautés
fév
20
  • LES ENJEUX DE CES ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES

Premières d’un nouveau genre, ces élections départementales des 22 et 29 mars prochains remplacent les « cantonales ». Il s’agira de renouveler les 52 conseillers généraux appelés à devenir «conseillers départementaux». Avant la réforme, il y avait un seul représentant ou représentante pour chacun des 52 cantons des Pyrénées-Atlantiques. Le scrutin de mars permettra d’élire à la fois un binôme indissociable homme-femme et leur suppléant et suppléante sur des cantons agrandis et dont le nombre est réduit à 27. Ce changement du mode de renouvellement de l’Assemblée départementale accompagne les réformes institutionnelles qui ont été approuvées par l’Assemblée Nationale.

  • DES CANTONS AGRANDIS

Le nôtre qui s’appelle maintenant « Oloron 2 » regroupe désormais 34 communes. Il comprend toutes celles situées depuis la rive Est du gave d’Oloron (de Saucède à Oloron), les 8 villages de la vallée de l’Escou (d’Estos à Buziet), les 3 communes des côteaux de Lasseube, Lasseubetat et Estialescq, toutes les communes du Bas-Ossau (ancien canton d’Arudy), celles du Haut-Ossau (ancien canton de Laruns) et les 6 quartiers d’Oloron (Bager Nord, Bager Sud, Soeix, Sainte Croix, Notre-Dame et Le Faget).

  • QUATRE PERSONNES À ÉLIRE ENSEMBLE

Il s’agit des 2 titulaires homme-femme formant le binôme des titulaires et leur suppléant homme-femme respectif. Si l’un des 2 élus du binôme ne pouvait plus assurer définitivement son mandat, il sera remplacé par son suppléant ou sa suppléante. La nouvelle loi a voulu ainsi garantir la parité homme-femme des Assemblées départementales et son maintien en toute circonstance.
Le fait de rayer un nom sur le bulletin rendra le vote nul.

  • UN BESOIN ACCRU D’ÉLUS DE PROXIMITÉ

C’est un lien fort et direct avec les citoyens que devront apporter les nouveaux Conseillers départementaux, d’autant plus qu’est amorcé en France un éloignement toujours plus grand des institutions et des élus avec les habitants. En effet, les services de proximité reculent partout et les réformes institutionnelles en cours provoquent des regroupements à très grande échelle des Régions ainsi que des Communautés de Communes. Par ailleurs, les fusions des agglomérations de Bordeaux et de Toulouse en vastes métropoles urbaines risquent de nous transformer en un arrière-pays éloigné et donc délaissé.
À partir du mois de mars, tout le Haut-Béarn sera composé seulement de 2 cantons (au lieu de 7 jusqu’à présent) et ses 50 000 habitants appartiendront à une seule grande communauté des communes dont les dirigeants ne seront pas élus directement par les citoyens. Seuls resteront élus au suffrage universel direct les élus municipaux et les Conseillers départementaux. Plus que jamais sont requises chez ces derniers les qualités d’écoute, de proximité des gens, de partage de leurs préoccupations, de constance, de persévérance dans le suivi des dossiers, d’anticipation dans les enjeux d’avenir du territoire et de ses habitants.

  • UN BESOIN DE REPÈRES

La confusion est générale. Au niveau européen, l’Allemagne a une nouvelle fois cédé à ses tentations hégémoniques (cette fois-ci industrielles) pour faire de l’Euro sa propre monnaie, quitte à semer la désolation économique et sociale chez ses voisins et à faire de la zone Euro la seule partie du monde en risque de déflation. L’abandon de l’organisation du commerce international aux règles du TAFTA (instauration d’un libre échange renforcé trans-atlantique) va fragiliser des pans entiers de notre économie ; les échanges agricoles et agro-alimentaires devront obéir aux règles juridiques anglo-saxonnes.
En France, la décentralisation et les réformes territoriales menées à marche forcée depuis 15 ans, sont plus poussées par l’endettement gigantesque et incapacitant de l’État plutôt que guidées par un plan construit et réfléchi. Cela a conduit à un grand bazar, avec des transferts aux Départements de dépenses sans recettes correspondantes et la création de communautés de communes dont ni les rôles, ni la fiscalité, ni la taille ne sont véritablement calés.

  • LA NÉCESSITÉ D’AUTRES PRATIQUES POLITIQUES

Les grands partis, sans projet, ne sont plus que des champs de bataille « d’écuries politiques » qui se disputent l’accès au pouvoir pour leurs chefs et les emplois pour ceux qui les entourent.

À tous les niveaux, c’est la parole politique devenue racoleuse et fausse qui souvent triomphe. Les propositions et les projets ne sont plus jugés et souvent « décanillés » qu’à partir d’a priori sur les personnes et pour des enjeux de pouvoir bien éloignés des débats d’idées sincères et de l’intérêt général.

  • DES ENJEUX CRUCIAUX DE DÉVELOPPEMENT POUR

    NOTRE TERRITOIRE

Tous nos secteurs d’activités économiques porteurs d’emplois et de richesses sont à un tournant.
L’industrie des bassins d’Oloron et d’Arudy et l’activité artisanale sont dans des phases dynamiques. Elles doivent maintenant consolider leur présence sur notre territoire en y trouvant les ressources locales dont elles ont besoin : en personnels sur place, en infrastructures, en activités complémentaires.
La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) place nos agricultures de Piémont et de Montagne dans une situation incertaine qui aura de plus en plus besoin d’accompagnements locaux pour se réorganiser et affronter les défis à venir.
Le tourisme est lui aussi en pleine mutation. Nos stations de ski d’hiver doivent impérativement renforcer leurs activités sur les autres saisons, comme cela s’est fait ailleurs, en France et en Europe. Les professionnels et les hébergements ruraux doivent être accompagnés dans les efforts incessants qu’ils mènent pour s’adapter à une clientèle de plus en plus exigeante, volatile et en quête d’authenticité.

  • UN GRAND BESOIN DE COHÉRENCE INTERNE ET

    D’OUVERTURE EXTÉRIEURE ACCOMPAGNÉE POUR NOTRE

    TERRITOIRE

Notre nouveau grand canton avec ses 34 communes est tiraillé par plusieurs dynamiques territoriales.
Le bassin d’Arudy et le Bas-Ossau sont, comme Lasseube et Lasseubetat, dans l’attractivité grandissante de Pau et de la vallée du gave de Pau qui elle-même est dans un rapprochement amorcé à l’est, avec Tarbes et les Hautes-Pyrénées.
Le Haut-Ossau, lui, a un destin montagnard plus prononcé, de même nature que celui des autres hautes vallées voisines.
Le bassin d’Oloron dans son enclavement, échappe en grande partie aux impulsions positives de Pau et de Lacq et il ne reçoit pas grandes sources de développement de sa proximité ni de l’Espagne ni de la Soule tournée de plus en plus à l’ouest vers le Pays-Basque.
Toutes ces dynamiques extérieures doivent être gérées et accompagnées et les Conseillers départementaux doivent y prendre grande part, au plus grand profit de toutes les parties de notre territoire et de sa population; sinon, sans cohérence ni destin partagé, notre Haut-Béarn divisé et isolé restera à la traîne.

Météo


Warning: Creating default object from empty value in /homepages/22/d355358468/htdocs/blog/wp-content/plugins/awesome-weather/awesome-weather.php on line 234

Warning: Creating default object from empty value in /homepages/22/d355358468/htdocs/blog/wp-content/plugins/awesome-weather/awesome-weather.php on line 235
0C
humidité: 0%
vent: 0km/h N
MAX 0 • MIN 0

Articles récents